Non classé

LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU NOUVEAU SÉLECTIONNEUR IVOIRIEN KAMARA IBRAHIM

Coach, est ce que vous avez une idée de celui qui sera le capitaine ?

Vous savez le brassard est quelque chose d’important. Un capitaine est la représentation d’une nation. Je viens de m’installer et donc souffrez de votre impatience mais je peux vous garantir que en temps et en heure vous aurez le nom de votre capitaine.

Est ce que vous allez rester toujours fermé à la presse ou vous changez carrément de style vis-à-vis de la presse ?

Par le passé ça été une incompréhension. Je n’ai jamais eu de problème avec la presse. Je respecte les journalistes. Votre métier est noble. On vous appelle le 4ème pouvoir et donc on ne peut pas exercer et être en difficulté avec le pouvoir.

Le cas Yaya Touré qu’est ce que vous en ferrez dès votre prise de fonction ?

Le cas Yaya Touré, mais la dernière sélection, je l’ai convoqué. J’ai de très bons rapports avec lui. J’étais à la Can 2015 avec Yaya. En dehors du foot, on entretient de très bons rapports. Ce que je veux dire, c’est que l’équipe de Côte d’Ivoire appartient à tous les Ivoiriens. On ne peut pas spécifier un cas, sinon, ce serait plein de cas, et on ne s’en sortirait pas. Yaya est un très grand joueur, tous les sélectionneurs aimeraient avoir un garçon comme Yaya dans leur sélection quand il est en état de forme de compétition. Ça, il n’y a aucun doute là-dessus. Donc c’est vraiment avec un grand plaisir qu’on pourrait recevoir des garçons comme Yaya. Ça fait partie aussi de mes missions, de rencontrer ceux qui éprouvent l’envie de revenir. Dans une équipe, vous avez besoin de cadres, de tauliers comme on le dit dans notre jargon. Donc, moi, ça ne me poserait pas de problème, à partir du moment où le garçon est compétitif, qu’on est tous unanimes qu’il peut apporter quelque chose à l’accomplissement de la mission. »

Est-ce que le contrat de deux vous sciait pour mener à bien votre mission ?

C’est vrai pour construire une équipe, on a besoin de temps. Mais on a déjà une base et on s’appuiera sur celle-ci pour mener à bien cette mission. C’est vrai qu’elle est difficile. Ça peut s’avérer impossible mais avec le programme qu’on mettra en place, ce ne sera pas loin. Déjà on va se focaliser sur la qualification au Cameroun. Et après le Cameroun, il s’agira de faire un état pour voir si on est en avance ou pas.

Est-ce que Kolo Touré sera avec vous en sélection A et est ce qu’il aura d’autres locaux ?

Je construirai mon staff en fonction de mes besoins et des compétences que chacun pourra m’apporter. Habib a toujours travaillé avec moi, c’est quelqu’un en qui j’ai confiance. Il a une grande expérience internationale en tant que joueur. Aborder les compétitions, il en a l’habitude. Aujourd’hui, il sera dans mon staff. J’ai une idée de mon staff. Habib sera quelqu’un sur qui je vais m’appuyer.

Le quota des joueurs locaux ?

Je comprends votre inquiétude. Aujourd’hui malheureusement les grandes nations ont comme la côte d’ivoire, je ne sais pas si c’est un avantage ou inconvénient, la chance d’avoir deux sélections : une locale et l’autre qui évolue à l’extérieur. Un coach ne peut pas faire des quotas dans une sélection. C’est pour ça qu’on parle de sélection à la base. Aux joueurs locaux de démontrer qu’ils ont leur place dans la sélection. On peut créer l’émulation qui donne de l’espoir aux joueurs locaux en se disant qu’il y a de la place à prendre.